mardi 9 février 2010

Thérèse d'Avila, Vie 6, extraits

Thérèse d’Avila, Vie 6, extraits

Avec l'Ordre du Carmel qui se prépare au V° centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (d'Avila), nous vous proposons une découverte pas à pas de son autobiographie

Retour au Monastère de l'Incarnation et chemin de guérison...avec le secours de Saint-Joseph.

"Voilà où me réduisirent ces quelques jours d'indicible douleur. Je ne pouvais, sans un secours étranger, remuer ni bras, ni pied, ni main, ni tête… On ne savait comment m'approcher: tout mon corps était dans un état si lamentable, que je ne pouvais supporter le contact d'aucune main…Je restai ainsi jusqu'à Pâques-Fleuries…Je craignais que la patience ne vînt à m'échapper. Grande fut donc ma joie quand je me vis délivrée de douleurs si aiguës et si continuelles…
Je voulus sur-le-champ retourner à mon monastère, et je m'y fis transporter en cet état. On reçut donc en vie celle qu'on avait attendue morte, mais avec un corps dont l'aspect aurait inspiré moins de pitié, s'il eût été privé de vie. Il n'y a pas de termes pour peindre l'excès de ma faiblesse; il ne me restait que les os. Cet état, comme je l'ai dit, se prolongea plus de huit mois. Pendant près de trois ans, je demeurai frappée d'une paralysie, qui allait, il est vrai, s'améliorant chaque jour. Lorsque à l'aide de mes mains je commençai à me traîner par terre, j'en rendis au Seigneur des actions de grâces.



Au milieu de toutes ces souffrances, ma résignation ne se démentit pas un instant...Enfin j'étais pleinement soumise à la volonté de Dieu... Si je désirais guérir c'était pour pouvoir me livrer à l'oraison dans la solitude, de la manière qui m'avait été enseignée…
Je sentais alors les puissants effets de cette grâce d’oraison que le Seigneur m'avait accordée. Par elle, je comprenais en quoi consistait son amour. En ce peu de temps, elle avait fait germer en moi ces nouvelles vertus dont je vais parler; vertus encore faibles sans doute, puisqu'elles ne suffirent pas à me maintenir dans le sentier de la perfection. Je ne disais le moindre mal de personne; j'avais au contraire l'habitude d'empêcher toute détraction…
Je conservais le désir de la solitude; je me plaisais à traiter avec Dieu et à parler de lui. Dès que je pouvais nouer un pareil entretien, j'y trouvais plus de plaisir et de charmes que dans toute la politesse, ou pour mieux dire, dans la grossièreté des conversations du monde. Je me confessais, je communiais bien plus fréquemment, et j'en avais un ardent désir. La lecture des bons livres faisait mes plus chères délices …



Me trouvant, si jeune encore, frappée de paralysie, et voyant le triste état où m'avaient réduite les médecins de la terre, je résolus de recourir à ceux du ciel pour obtenir ma guérison.
Je commençai donc à entendre des messes avec dévotion, et je récitai des prières très approuvées…
Je pris pour avocat et pour protecteur le glorieux saint Joseph et je me recommandai très à instamment à lui. Son secours éclata d'une manière visible. Ce père et protecteur de mon âme me tira de l'état où languissait mon corps, comme il m'a arrachée à des périls plus grands d'un autre genre, qui menaçaient mon honneur et mon salut éternel. Je ne me souviens pas de lui avoir jamais rien demandé, jusqu'à ce jour, qu'il ne me l'ait accordé…
Connaissant aujourd'hui, par une si longue expérience, l'étonnant crédit de saint Joseph auprès de Dieu, je voudrais persuader à tout le monde de l'honorer d'un culte particulier. Jusqu'ici j'ai toujours vu les personnes qui ont eu pour lui une dévotion vraie et soutenue par les oeuvres, faire des progrès dans la vertu; car ce céleste protecteur favorise, d'une manière frappante, l'avancement spirituel des âmes qui se recommandent à lui…



Les personnes d'oraison surtout devraient toujours l'aimer avec une filiale tendresse…Que celui qui ne trouve personne pour lui enseigner l'oraison choisisse cet admirable saint pour maître, il n'aura pas à craindre de s'égarer sous sa conduite…
Enfin il fit éclater à mon égard sa puissance et sa bonté: grâce à lui, je sentis renaître mes forces, je me levai, je marchai, je n'étais plus frappée de paralysie




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dimanche 7 février 2010

Poème : Il y a tant de fleurs du mal


Il y a tant de fleurs du mal

Il y a tant de fleurs du mal
Sur terre,
Tant de peines et de misères,
Tant de morts et tant de guerres,
Sur terre,
Il faut bien qu’il y ait aussi
Des fleurs de bonheur et de vie,
Même sur terre,
Tant et plus de fleurs de lumière
Que de fleurs du mal,
Sur terre.

samedi 6 février 2010

Message de Carême 2010 de Benoit XVI


Message de Carême de Benoit XVI

Pour ce Carême 2010, le Pape Benoit XVI souhaite proposer quelques réflexions sur un vaste sujet, celui de la justice, à partir de l’affirmation de saint Paul : « La justice de Dieu s’est manifestée moyennant la foi au Christ. » (Rm 3, 21-22).
Il invite chacun à "s'engager dans la construction de sociétés justes où tous reçoivent le nécessaire pour vivre selon leur dignité humaine et où la justice est vivifiée par l'amour. "
Pour lire son message cliquez ici.

vendredi 5 février 2010

Thérèse d’Avila, Vie 5, extraits


Avec l'Ordre du Carmel qui se prépare au V° centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (d'Avila), nous vous proposons une découverte pas à pas de son autobiographie

Grave maladie
et première expérience de guérison spirituelle d'un prêtre.


En parlant de l'année de mon noviciat, j'ai oublié de dire que je me laissais aller à de grands troubles pour des choses de peu d'importance. Souvent recevais des réprimandes sans les mériter, et je ne les écoutais qu'avec beaucoup de déplaisir et d'imperfection. Néanmoins, dans ma joie d'être religieuse, j'acceptais tout…
Je fus témoin alors de l'héroïque résignation que fit éclater une religieuse au milieu d'une bien cruelle maladie… Le mal effrayait les autres, moi je portais grande envie à cette inaltérable patience. Je disais à Dieu que, s'il voulait me la donner au même degré, je le priais de m'envoyer toutes les maladies qu'il lui plairait…La divine Majesté daigna exaucer ma prière: deux ans ne s'étaient pas encore écoulés, que je me vis assaillie d'un mal différent sans doute, mais qui cependant me causa, l'espace de trois ans, des douleurs non moins sensibles et non moins cruelles, comme je le raconterai bientôt…

Dans ce lieu même où j'étais venue chercher ma guérison, vivait un ecclésiastique d'une naissance distinguée, qui, à beaucoup d'intelligence, ne joignait toutefois qu'une science médiocre. Ce fut à lui que je m'adressai pour la confession. Je dois le dire, j'ai toujours eu une prédilection marquée pour les confesseurs éminents en doctrine, car les demi-savants ont nui grandement à mon âme...
Je commençai donc à me confesser à cet ecclésiastique… Comme alors mon âme goûtait habituellement en Dieu d'enivrantes délices, mon plus doux plaisir était de parler de lui. A un tel langage, dans une personne si jeune encore, il se sentait pénétré de confusion. Enfin, poussé par la confiance que je lui inspirais, il commença à me découvrir l'état de son âme, qui était déplorable et des plus dangereux…


Le plus souvent, je lui parlais de Dieu. Mes paroles lui furent utiles sans doute, mais la grande affection qu'il avait pour moi fut, je crois, chez lui, une plus puissante cause de retour… il était effrayé de lui-même; il gémissait de sa coupable vie, et déjà il en était saisi d'horreur. Notre-Dame, je n'en puis douter, lui fit sentir son puissant secours...Enfin, il brisa sans retour ses tristes chaînes, et il ne pouvait se lasser de remercier Dieu de l'avoir éclairé de sa lumière…
Il mourut dans les plus beaux sentiments de foi, et dans l'éloignement le plus complet de l'occasion qui l'avait égaré. Ainsi, il semblerait que le Seigneur voulut se servir de moi pour ouvrir le ciel à cette âme.


Je restai trois mois dans cet endroit, en proie à de très grandes souffrances, parce que le traitement était trop rigoureux pour ma complexion. Au bout de deux mois, à force de remèdes, il ne me restait plus qu'un souffle de vie. Le mal dont j'étais allée chercher la guérison était devenu beaucoup plus cruel..Je sentais un feu intérieur qui m'embrasait. Les nerfs se contractèrent, mais avec des douleurs si intolérables, que je ne trouvais ni jour ni nuit un instant de repos. A cela venait encore se joindre une profonde tristesse… Mon père se hâta de me ramener chez lui…

La souffrance dans cet excès de rigueur ne dura que trois mois, mais on n'eût jamais cru qu'il fût possible de résister à tant de maux réunis. Je m'en étonne moi-même en ce moment, et je regarde comme une faveur insigne de Dieu la patience qu'il me donna; il était visible qu'elle venait de lui. L'histoire de Job, que j'avais lue dans les Morales de saint Grégoire, me fut d'un grand secours…Ce long martyre s'était déjà prolongé depuis le mois d'avril jusqu'au milieu d'août, plus douloureux cependant les trois derniers mois. Enfin, le jour de l'Assomption de Notre-Dame arriva...

Cette nuit même se déclara une crise si terrible que, pendant près de quatre jours, je restai privée de tout sentiment. On me donna, dans cet état, l'extrême-onction. A toute heure, ou plutôt à tout moment, on croyait que j'allais expirer, et l'on ne faisait que me dire le Credo, comme si j'eusse été capable d'entendre quelque chose. Plus d'une fois même on ne douta plus que je n'eusse exhalé mon dernier soupir; et quand je revins à moi, je trouvai sur mes paupières de la cire, tombée d'un flambeau.
Déjà, dans mon couvent, la fosse qui attendait mon corps était ouverte depuis un jour et demi; et déjà, hors de cette ville, dans un monastère de religieux de notre ordre, on avait célébré pour moi un service funèbre…


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mardi 2 février 2010

Thérèse d'Avila ce qui me frappe dans sa vie (2)

Thérèse d'Avila,
ce qui me frappe dans sa vie (2)

Enfant, elle baigne de bons livres de sa famille. Sans doute comme tous les enfants elle se laisse emporter par son imagination enfantine en côtoyant la vie des saints jusqu’à comploter un jour avec son frère d’aller au pays des Maures, « dans l’espoir d’y avoir la tête tranchée »! Ecoutons Thérèse nous dire d’où vient cette idée : « A la vue des tourments que les saintes martyres enduraient pour Dieu, je trouvais qu’elles achetaient à bon marché le bonheur d’aller jouir de lui, et je souhaitais ardemment une semblable mort. Ce n’était pas chez moi l’effet d’un amour pour Dieu dont j’aurais eu conscience, mais le désir de jouir rapidement de cet immense bonheur du ciel que les livres me promettaient ». Cet immense bonheur du ciel l’a poussée à aller encore plus loin. Etonnée de ce qu’elle découvre dans ses livres « les tourments et la gloire devaient durer toujours » elle aime répéter avec son frère, ces mots « pour toujours ». Ainsi naquit en elle cette grâce de Dieu en elle de marcher sur « le chemin de la vérité »
Une fois qu’elle a compris l’impossibilité d’aller chercher le martyre ! Alors, avec son frère, ils décidèrent de vivre en ermites ! Elle dit aussi qu’elle faisait l’aumône selon son petit pouvoir. Sans doute ce geste grandit en elle par le bon exemple de son père.

Quant à l’influence de sa mère, elle lui apprit à prier : « … le soin que prenait ma mère de nous faire prier et de nous inspirer de la dévotion envers Notre-Dame et quelques saints, commencèrent à m’éveiller vers l’âge, me semble-t-il, de six ou sept ans » Enfant, elle est déjà attirée à chercher la solitude pour prier, à réciter ses nombreuses prières inculquées par sa mère. De même, elle jouait avec les filles de son âge, bâtissant des monastères et imitant les religieuses. Faut-il s’étonner que plus tard elle soit devenue réformatrice, fondatrice, de nombreux monastères !

A l’âge de douze ans quand sa mère mourut, très vite elle se confia à Notre Dame, qui en quelque sorte lui tint lieu de mère.

Enfant, sa vie est déjà empreinte de bonnes habitudes, mais en grandissant très vite elle s’aperçoit qu’elle est en train de déraper ! Comment ? Ces bonnes lectures d’enfance sont remplacées par des livres de chevalerie de sa mère ! Alors, comme elle dit joliment : « Je me mis à porter des parures et à désirer plaire en paraissant bien. Je prenais un grand soin de mes mains et de mes cheveux ; j’usais de parfum ainsi de toutes les vanités de ce genre… je n’avais nulle intention mauvaise, et jamais je n’aurais voulu devenir pour personne une occasion d’offenser Dieu».
De plus, l’influence de ses cousins germains, surtout d’une cousine frivole, eut tôt fait de l’entrainer sur d’autres chemins, si bien que son père décida de l’envoyer au couvent de Notre Dame de Grâce. Là elle pourrait recevoir une éducation plus sérieuse et reprendre le bon chemin.

dimanche 31 janvier 2010

1873, Pèlerinage à Saint-Maur

Les sanctuaires du diocèse de Saint-Claude
Leur histoire et leurs pèlerinages en 1873

Par un curé du Diocèse
Chapitre 33

Pèlerinage du 14 septembre:
SAINT-MAUR
TOMBEAU DU PATRON DE LA PAROISSE.



Saint-Maur, aussi appelé Saint-Maur-des-Buissons ou, du Jura, et placé sur les hauteurs qui couronnent Lons-le-Saunier, à 9 kilomètres de cette ville. Il a le bonheur insigne de posséder une partie considérable du corps de son saint patron.

Maur était issu d'une famille patricienne de Rome. Né en 512, il fut le disciple chéri de saint Benoit et vint dans les Gaules pour y établir la règle monastique de son illustre maitre.

C'est dans ce but qu'il fonda, vers 543, l'abbaye de Glanfeuil en Anjou, sur les bords de la Loire, et communément nommée, à cause de cela, Saint-Maur-sur-Loire.
Il y mourut le 15 janvier 584.

Son corps fut inhumé dans l’une des quatre églises du monastère et y reposa l'espace d'environ 260 ans. En 845, Gauzelin, abbé de Glanfeuil, en fit l'exhumation avec une grande magnificence et le transféra dans une nouvelle église, plus convenable, qu’il avait fait bâtir pour y placer le précieux dépôt; mais les Normands, après avoir sillonné l'océan atlantique, ayant pénétré en France par l'embouchure de la Loire et pillé Nantes en 843, ne permirent point aux religieux de Glanfeuil d'y laisser les saintes dépouilles de leur fondateur. Ce trésor était pour eux d'un prix incomparable : aussi, fuyant le flot envahissant des barbares, quittèrent-ils Glanfeuil en toute hâte. Ils se retirèrent d'abord à Saint-Savin de Poitiers, puis à Saint-Martin d'Autun, et enfin à l'abbaye de Baume-les-Messieurs (864), emportant toujours avec eux les reliques de saint Maur.

Atton, Audon, Odon ou Eudes, comte du Scodingue ou de la Bourgogne supérieure, et père de saint Bernon, restaurateur de Baume et fondateur de Cluny, leur donna au sud-est de Lons-le-Saunier un lieu désert dont la position leur permettait de découvrir l’approche des barbares jusqu'à la Saône et de se retirer au besoin dans des endroits inaccessibles de la haute montagne.




Les religieux construisirent, au centre de ce domaine, un monastère et une église dans laquelle ils placèrent le corps de leur vénéré patron. Les prodiges qui s'y opérèrent par l'intercession de saint Maur, ne tardèrent pas à attirer d'innombrables pèlerins et à donner naissance à un village.

Telle fut l'origine de la commune de Saint-Maur.

Le prieuré et l'église furent donnés à l'abbaye de Baume, et la possession lui en fut confirmée en 1133, par une charte d'Anséric de Montréal, cinquante cinquième archevêque de Besançon.

Ces faits sont attestés par plusieurs écrivains dont la véracité ne saurait être mise en doute. Citons en premier lieu la Translation des reliques de Saint Maur, écrite par un moine nommé Odon ou Eudes, qui fut témoin de l'événement jusque dans ses moindres détails. Le récit de ce religieux a été édité par dom Jacques du Breul, bénédictin de Saint-Germain-des-Prés, mort à Paris en 1614. Le P. Héribert Rosweide l'a collationné avec un manuscrit de Raucloistre (Rubea Vallis), abbaye fondée dans l'archidiocèse de Malines en 1371. Citons également la Chronique de Raoul Glabert, moine de Cluny au XIe siècle, — Sigebert de Gemblours, mort en 1112, — Trithème, chroniqueur allemand, mort en 1516, — dom Nicolas-Hugues Menard, dans son Martyrologe des saints -de l'Ordre de Saint-Benoit (1629, in-8°), Francois-Ignace Dunod de Charnage, mort en 1151 à Besançon, sa patrie, et auteur d'une précieuse Histoire des Séquanois ou Mémoire du Comte de Bourgogne (3 vol. in-4°, 1735-1740).



Le bréviaire parisien ajoute: — « Le corps de saint Maur fut ensuite porté, par ordre de l'empereur Charles-le-Chauve, au monastère des Fossés, sur le territoire de Paris, près de la Marne. »
Or, à cette époque, c'était la coutume des Bénédictins de laisser, comme un gage de reconnaissance, quelques reliques dans les lieux qu'ils traversaient. « C'est par suite de transmigrations semblables, que nous possédons, par exemple, dans le diocèse [de Saint-Claude], à Gigny, les restes de saint Taurin; il parait constant d'ailleurs que c'est même aux moines de Glanfeuil qui, suivant l'expression de Glaber, portaient avec eux leurs objets sacrés (sacram supellectilem), que nous devons des reliques de saint Savin, près de Poligny, et de saint Renobert à Bellefontaine.



On peut donc déjà conjecturer que, vu la piété de leur hôte Audon et la manière généreuse dont ils en avaient été reçus, les moines, par reconnaissance, lui donnèrent une portion du corps de saint Maur lui-même, d'autant que plusieurs d'entre eux devaient rester dans le pays ou tout au moins y laisser des disciples.»
(à suivre)

Le Carmel de Saint-Maur Neige et givre

Découvrir le Carmel de Saint-Maur (2)