Homélie
pour le mercredi des cendres (Matthieu 6,1-6,16-18) Carmel. Père Marc Baudot
Il nous est bon de nous rappeler les origines
et le sens du carême. Au commencement de l’Église, cette période de 40 jours
était réservée aux catéchumènes adultes qui allaient être baptisés dans la
nuit de Pâques. Mais, dès le 4ème siècle, tous les baptisés vont être invités
à s'associer aux catéchumènes dans une attitude de renouvellement de leur vie
baptismale. Être baptisé, c’est être plongé dans la victoire du Christ sur
la mort, c’est partager sa résurrection.
Pendant des siècles on a oublié que le carême
était un chemin vers Pâques. Il a été réduit à un temps de pénitence durant
lequel on insistait surtout sur des aspects moralisants. Aujourd’hui, vivre les
40 jours du carême, c’est suivre le Christ au plus près, c'est redécouvrir qu’au
cœur de la foi chrétienne, il y a la mort et la résurrection de Jésus. C’est
redécouvrir qu’être baptisé c'est entrer dans l’histoire d’un peuple, c’est
rejoindre la longue marche du peuple de l’Alliance.