dimanche 19 septembre 2010

Prière John Henry Newman



Bienheureux John Henry Newman



En ce jour de la béatification du Cardinal John Henry Newman par le Pape Benoit XVI à Birmingham, faisons nôtre une des très belles prières du nouveau bienheureux.

(Sa fête se célébrera le 9 Octobre)


Seigneur Jésus
inonde-moi de Ton Esprit et de Ta vie.
Prends possession de tout mon être
pour que ma vie ne soit
qu’un reflet d la Tienne.

Rayonne à travers moi
habite en moi
et tous ceux que je rencontrerai
pourront sentir Ta présence
auprès de moi.
En me regardant, ils ne verront
plus que Toi seul, Seigneur !

Demeure en moi et alors je pourrai
comme Toi rayonner
au point d’être à mon tour
une lumière pour les autres
Lumière, Seigneur, qui émanera
complètement de Toi.

C’est Toi qui à travers moi
illuminera les autres.
Ainsi ma vie deviendra
une louange à Ta gloire
la louange que Tu préfères
en Te faisant rayonner
sur ceux qui nous entourent.
Par la plénitude éclatante
de l’Amour que Te porte mon cœur.
Amen !

John Henry Newman
(Textes choisis. Keith Beaumont)

samedi 18 septembre 2010

Prière universelle 25° dimanche C


Prière universelle 25° dimanche C

Refrain : Pour les hommes et pour les femmes, pour les enfants de la terre, ton Eglise qui t’acclame vient te confier sa prière.


Pour l’église de ce temps. Qu’elle annonce avec courage et clarté à tous les hommes l’amour de Jésus-Christ pour chacun qui saura les rendre libres et heureux au milieu des tentations de l’argent, du pouvoir, des bonheurs faciles et illusoires. Ensemble prions.

Pour les chefs d’état et tous ceux qui ont des responsabilités, qu’ils ne recherchent pas seulement le profit économique pour nos sociétés mais gardent le souci de développement intégral de toute personne humaine. Ensemble prions.

Pour les pauvres, les malades, les migrants, tous ceux qui souffrent et peinent aux chemins de la vie, que notre souci de la solidarité, de la justice, de la bonté fasse renaître en chacun confiance et espérance. Ensemble prions.

Pour nous tous que cette Eucharistie rassemble en communion avec le Pape Benoit XVI. Comme il le demandait aux jeunes du Royaume Uni, que nous ayons « le courage de mettre nos espérances les plus profondes en Dieu seul et non pas dans l’argent, dans la carrière ou dans les succès du monde ». Ensemble prions.

jeudi 16 septembre 2010

Voyage de Benoit XVI en Grande Bretagne



Le voyage de Benoit XVI en Grande Bretagne

Portons ce grand moment de la vie de l'Eglise dans notre prière en demandant à l'Esprit-Saint d'en faire un temps fort pour l'avancée oecuménique dans la compréhension, le respect et la prise en compte des richesses de chacun.

Pour retrouver ou suivre les moments important de ce voyage avec KTOTV, cliquez ici

Vous trouverez également sur le site KTOTV une video très intéressante sur le Cardinal Newman, que le Pape va béatifier dimanche.

John Henry Newman (1801-1890) est l’un des grands penseurs chrétiens et l’un des grands maîtres et guides spirituels des temps modernes.



mardi 14 septembre 2010

Thérèse d'Avila, Vie 27, extraits


Thérèse d'Avila Vie, Chapitre 27, extraits

Avec l'Ordre du Carmel qui se prépare au V° centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (d'Avila), nous vous proposons une découverte pas à pas de son autobiographie.


Je reviens à la relation de ma vie. J'étais, comme je dit, sous le poids de cette affliction causée par tant de peines, et l'on priait beaucoup pour moi, afin qu'il plût au Seigneur de me conduire par un autre chemin, puisque celui où je marchais était, disait-on, si suspect…



Or, au bout de deux ans, pendant lesquels je n'avais cessé, de concert avec d'autres personnes, de demander au Seigneur ou qu'il me conduisît par un autre chemin, ou qu'il daignât, puisqu'il me parlait si souvent, faire, connaître la vérité, voici ce qui m'arriva.
Le jour de la fête du glorieux saint Pierre, étant en oraison, je vis, ou pour mieux dire, car je ne vis rien ni des yeux du corps ni de ceux de l'âme, je sentis près de moi Jésus-Christ, et je voyais que c'était lui qui me parlait. Comme j'ignorais complètement qu'il pût y avoir de semblables visions, j'en conçus une grande crainte au commencement, et je ne faisais que pleurer. A la vérité, dès que Notre Seigneur me disait une seule parole pour me rassurer, je demeurais, comme de coutume, calme, contente, et sans aucune crainte. Il me semblait qu'il marchait toujours à côté de moi; néanmoins, comme ce n'était pas une vision imaginaire, je ne voyais pas sous quell
e forme. Je connaissais seulement d'une manière fort claire qu'il était toujours à mon côté droit, qu'il voyait tout ce que je faisais, et, pour peu que je me recueillisse ou que je ne fusse pas extrêmement distraite, je ne pouvais ignorer qu'il était près de moi.
J'allai aussitôt, quoiqu'il m'en coûtât beaucoup, le dire à mon confesseur. Il me demanda sous quelle forme je le voyais. Je lui dis que je ne le voyais pas. « Comment donc, répliqua-t-il, pouvez-vous savoir que c'est Jésus-Christ? » Je lui dis que je ne savais pas comment, mais que je ne pouvais ignorer qu'il fût près de moi; je le voyais clairement, je le sentais; le recueillement de mon âme dans l'oraison était plus profond et plus continuel; les effets produits étaient bien différents de ceux que j'éprouvais d'ordinaire: la chose était évidente…


Notre Seigneur se montre présent à l'âme par une connaissance plus claire que le soleil. Je ne dis pas qu'on voie ni soleil ni clarté, non; mais je dis que c'est une lumière qui, sans qu'aucune lumière frappe nos regards, illumine l'entendement, afin que l’âme jouisse d'un si grand bien…
Dans ces paroles dont j'ai traité précédemment (cf. chap. 25), Dieu rend l'entendement malgré lui attentif à ce qu'il lui dit. Donnant à l'âme comme une faculté nouvelle d'entendre, il la force à écouter et l'empêche de se distraire. Elle est à peu près comme une personne d'une ouïe excellente, à laquelle on parlerait de très près et à haute voix, sans lui permettre de se boucher les oreilles; bon gré mal gré, il faudrait qu'elle entendît. Toujours serait-il vrai qu'elle fait quelque chose, puisqu'elle est attentive à ce qu'on lui dit. Mais ici l'âme ne fait rien, elle ne prête même plus ce petit concours qui consiste à écouter. Sa nourriture s'est trouvée préparée et incorporée en elle, de sorte qu'elle n'a qu'à jouir. C'est comme si quelqu'un, sans apprendre, sans même avoir rien fait pour savoir lire, et sans avoir jamais rien étudié, trouvait en lui toute la science déjà acquise, ignorant de quelle manière et d'où elle lui serait venue, puisque auparavant il n'avait jamais travaillé même à connaître l'A b c. Cette dernière comparaison explique, ce me semble, quelque chose de ce don céleste. L'âme se voit en un instant savante; pour elle, le mystère de la très sainte Trinité et d'autres mystères des plus relevés demeurent si clairs, qu'il n'est pas de théologien avec lequel elle n'eût la hardiesse d'entrer en dispute pour la défense de ces vérités. Elle en demeure saisie d'étonnement. Une seule de ces grâces suffit pour opérer en elle un changement complet. Dès lors, elle ne saurait rien aimer si ce n'est Celui qui, sans exiger d'elle aucun concours, la rend capable de si grands biens, lui révèle de si profonds secrets, et lui prodigue les témoignages d'un amour si tendre qu'on renonce à les décrire…
Ici-bas, deux personnes intelligentes et qui s'aiment beaucoup, se comprennent, même sans signes, seulement en se regardant. C'est apparemment ce qui se passe entre Dieu et l'âme; mais il ne nous est pas donné de voir de quelle manière ils portent l'un sur l'autre leur regard, comme l'Epoux le dit à l'Épouse dans les Cantiques…
O âmes qui avez commencé à vous appliquer à l'oraison, et vous qui avez une véritable foi, pouvez-vous, car je ne vous parle pas de ce que vous gagnez pour l'éternité, pouvez-vous, dans cette vie même, aspirer à des biens comparables au moindre de ces biens? Oui, cela est certain, Dieu se donne lui-même à ceux qui abandonnent tout pour son amour. Il ne fait pas acception des personnes; il aime tout le monde. Nul n'a d'excuse, quelque misérable qu'il soit, puisqu'il agit ainsi avec moi, en m'élevant à une si haute oraison…

Vous pouvez lire le texte intégral de ce chapitre 27 de sa Vie en cliquant ici

Vous pouvez aussi poster les remarques, réflexions, prières etc... que ce texte suscite en vous, en cliquant sur "commentaires" ci-dessous

14 Septembre: Fête de la Croix glorieuse


14 Septembre: Fête de la croix glorieuse


"Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique: ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas mais il obtiendra la vie éternelle." Jean 3,16




Rappelle-toi qu’au jour de ta victoire
Tu nous disais : « Celui qui n’a pas vu
Le Fils de Dieu tout rayonnant de gloire
Il est heureux, si quand même il a cru ! »
Dans l’ombre de la Foi, je t’aime, je t’adore
O Jésus ! pour te voir, j’attends en paix l’aurore.
Que mon désir n’est pas
De te voir ici-bas
Rappelle-toi…

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus , PN 24 (extrait)

samedi 11 septembre 2010

Prière universelle 24°dimanche C


Prière universelle 24° dimanche C

Refrain : Garde nous sur tes chemins toi notre Dieu !

- Ton Eglise Seigneur, comme les 99 brebis auxquelles tu fais confiance, et parfois aussi comme la brebis perdue pour laquelle tu donnes tout. Qu’elle garde foi et espérance… et fais à tous miséricorde !

- Les chefs d’Etats, comme cette femme qui allume une lampe à la recherche d’une pièce perdue. Qu’ils poursuivent la justice et la paix Seigneur… et fais à tous miséricorde !

- Pharisiens et scribes, publicains et pécheurs, riches ou pauvres, jeunes ou vieux, fidèles ou mécréants, tu fais à tous bon accueil Seigneur et tu manges avec eux. Qu’ils découvrent des chemins de droiture et de partage… et fais à tous miséricorde !

- Et nous tes fils ainés qui te servons, mais parfois aussi tes fils prodigues que ton amour attend. Sois béni d’être toujours pour nous un tel Père… et fais à tous miséricorde !

jeudi 9 septembre 2010

Thérèse d'Avila Vie 26, extraits


Thérèse d'Avila Vie, Chapitre 26, extraits
Avec l'Ordre du Carmel qui se prépare au V° centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (d'Avila), nous vous proposons une découverte pas à pas de son autobiographie.

Je regarde comme une des grandes grâces du Seigneur ce courage qu'il me donna contre les démons; car une âme se nuit beaucoup à elle-même lorsqu'elle se laisse abattre par la peur, et dominer par une autre crainte que celle d'offenser Dieu. Sujets d'un Roi tout puissant, au service d'un Souverain auquel tout est assujetti, nous n'avons rien à redouter, comme je l'ai dit déjà, dès que nous marchons devant lui dans la vérité et avec une conscience pure. Je ne voudrais donc voir en nous qu'une crainte, celle d'offenser, si peu que ce soit, Celui qui peut soudain nous anéantir, mais qui, s'il est content de nous, peut aussi confondre tous nos ennemis.
Cela est vrai, pourra-t-on dire; mais où sera l'âme assez droite pour contenter le Seigneur en tout, et n'avoir point aussi quelque crainte? Certes, ce n'est pas la mienne; elle est trop pauvre, trop imparfaite, et remplie de trop de misères. Heureusement, Dieu ne nous traite pas avec la même rigueur que les hommes, il connaît nos faiblesses. Toutefois, malgré cette crainte de n'être pas assez fidèle, l'âme arrivée à l'état dont je parle, trouve en elle de grands indices d'un véritable amour pour Dieu. L'amour dont elle brûle ne reste plus caché comme dans les commencements; il se révèle, ainsi que je le dirai dans la suite, si je ne l'ai déjà dit, par l'impétuosité de ses transports, et par la véhémence du désir de voir Dieu. Tout la dégoûte, tout la fatigue, tout la tourmente, excepté jouir de lui, ou travailler pour sa gloire…

Voici ce qui m'est arrivé plusieurs fois. Étant assaillie de grandes tribulations à cause d'une affaire dont je parlerai (la fondation de Saint Joseph d'Avila), et me voyant en butte aux murmures, non seulement de presque toute la ville où je suis (Avila), mais encore de mon ordre, je m'affligeais profondément de tant de causes de trouble. Le Seigneur me disait: « De quoi as-tu peur? Ne sais-tu pas que je suis tout-puissant? J'accomplirai ce que je t'ai promis. » Ces paroles, dont j'ai vu depuis le fidèle accomplissement, laissaient au moment même dans mon âme une force étonnante. Je me sentais prête, dût-il m'en coûter encore davantage, à m'engager dans de nouvelles entreprises pour le service de Dieu, et à aller au-devant des souffrances…
Souvent aussi il me faisait des réprimandes; et il en agit encore ainsi lorsque je commets quelque imperfection Il y a alors dans ses paroles une force capable de faire rentrer une âme dans le néant; mais elles portent l'amendement avec elles, sa Majesté donnant tout ensemble, comme je l'ai dit, le conseil et le remède. De temps en temps, il rappelle à ma mémoire les péchés de ma vie, et particulièrement lorsqu'il veut me faire quelque grâce signalée. L'âme alors se croit déjà devant son Juge; et la vérité lui apparaît avec tant de clarté qu'elle ne sait où se mettre…
On voit par là qu'il y a tant de marques de l'action de Dieu dans une âme, qu'elle ne peut, à mon avis, l'ignorer. Toutefois, voici la conduite la plus sûre à tenir; elle n'a aucun danger, et offre de nombreux avantages; et nous, femmes, qui sommes étrangères à la science, nous devons surtout nous y conformer: c'est de faire connaître notre âme tout entière, et les grâces que nous recevons, à un confesseur éclairé, et de lui obéir. Notre Seigneur lui-même me l'a ordonné plusieurs fois; je le mets en pratique, et je ne pourrais sans cela être en repos…

Lorsque le divin Maître m'ayant commandé une chose dans l'oraison, mon confesseur m'en ordonnait une autre, Notre Seigneur me disait d'obéir; mais il changeait bientôt la disposition de mon confesseur, et lui inspirait de me commander la même chose que lui.

Lorsqu'on défendit de lire plusieurs livres traduits en castillan, j'en eus beaucoup de peine; j'en lisais quelques uns avec plaisir, et désormais, ne comprenant pas le latin, je m'en voyais privée. Notre Seigneur me dit: « N'en aie point de peine, je te donnerai un livre vivant »…Notre Seigneur a daigné lui-même m'instruire avec tant d'amour et de tant de manières, que je n’ai eu que très peu ou presque pas besoin de livres. Ce divin Maître a été le livre véritable où j'ai vu les vérités. Bénédiction à ce Livre vivant, qui laisse imprimé dans l'âme ce qu'on doit lire et faire, de telle sorte qu'on ne peut l'oublier Et qui donc pourrait voir le Seigneur couvert de plaies, affligé, persécuté, sans désirer partager ses douleurs et les embrasser avec amour? Qui pourrait apercevoir le plus faible rayon de la gloire qu'il prépare à ceux qui le servent, sans comprendre que tout ce qu'on peut faire et souffrir n'est rien, quand on espère une telle récompense? Qui pourrait voir les tourments que souffrent les damnés, sans considérer comme des délices les tourments d'ici-bas, et sans se sentir pénétré d'une infinie reconnaissance envers un Dieu qui tant de fois nous a délivrés de cet abîme?...

Vous pouvez lire le texte intégral de ce chapitre 26 de sa Vie en cliquant ici
Vous pouvez aussi poster les remarques, réflexions, prières etc... que ce texte suscite en vous, en cliquant sur "commentaires" ci-dessous

mercredi 8 septembre 2010

8 Septembre, chant Salve Regina


8 Septembre

Fête de la Nativité de la Vierge Marie


En cet "anniversaire" de celle que Jésus a voulu nous donner comme Mère au pied de la croix, cette Mère de miséricorde que chante le Salve, prenons-le temps de la prier en unissant notre chant à celui des moines et de toute l'Eglise.


(Vous trouverez la video du chant après le texte latin et français de cette prière)

Salve, Regina, mater misericordiae :
vita, dulcedo et spes nostra, salve.
Ad te clamamus, exsules filii Evae.
Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.
Eia ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.
Et Iesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exsilium ostende.
O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria !

Salut, ô Reine, Mère de miséricorde,
notre vie, notre consolation, notre espoir, salut!
Enfants d’Ève, de cette terre d’exil nous crions vers toi;
vers toi nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.
Ô toi, notre Avocate, tourne vers nous tes regards compatissants.
Et, après cet exil, obtiens-nous de contempler Jésus, le fruit béni de ton sein.
Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie !














Village de Saint-Maur, blog


Village de Saint-Maur, Jura

Le village a maintenant un blog,
le connaissez-vous?

Vous y trouverez divers renseignements, des diaporamas et aussi l'annonce de manifestations organisées, au profit de l'Association pour la protection du patrimoine - spécialement l'église romane - de Saint-Maur:

Dimanche 26 Septembre,
12h repas dansant
à la salle des fêtes.

pour plus de précisions , cliquez ici

mardi 7 septembre 2010

horaires Messe


Carmel de Saint-Maur


Cette semaine du 6 au 11 Septembre

Eucharistie chaque jour à 11h30


Dimanche 12 Septembre

Eucharistie à 10h30

avec la paroisse


dimanche 5 septembre 2010

Mère Teresa, 13° anniversaire de sa mort

Mère Teresa, 5 Septembre
13° anniversaire de sa mort

Avec elle suivons le Christ pour donner comme Lui notre vie dans l'amour jusqu'au bout!

samedi 4 septembre 2010

Prière universelle 23° dimanche C


Prière universelle 23° dimanche C

Refrain : Garde-nous sur tes chemins, toi notre Dieu !

- De grandes foules font route avec toi Jésus, ainsi le peuple des baptisés. Donne à tous le courage de marcher, même si c’est parfois à contre courant des idées du monde.

- De grandes foules font route avec toi Jésus, ainsi ceux qui travaillent à construire un monde plus humain. Donne-leur de persévérer et de réussir malgré leurs faibles moyens.

- De grandes foules font route avec toi Jésus, ainsi tous les souffrants de la terre, qui peinent ou sont rejetés. Puisqu’ils partagent ta vie, fais-leur aussi partager ta victoire sur le mal.

- Nous faisons route avec toi Jésus, nous qui portons ton Nom à nos frères. Viens à notre aide, travaille par nos mains, et notre vie portera le fruit que tu attends.

vendredi 3 septembre 2010

J'ai pris le chemin du retour (poème)


J’ai pris le chemin du retour

J’ai pris le chemin
du retour vers les sources
de chaque ruisseau
montant de la vallée.
A ces petites sources
j’ai bu
ma gorgée
au creux de la main.
Au delà des sources
il n’est plus
chemin ni sentier.
Je ne descendrai
plus vers la vallée
car j’ai bu
aux sources.
Demain
là-haut sur le mont
je contemplerai
le lever du jour
à l’ultime Source.

mercredi 1 septembre 2010

Thérèse d'Avila Vie 25, extraits


Thérèse d'Avila Vie, Chapitre 25, extraits

Avec l'Ordre du Carmel qui se prépare au V° centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (d'Avila), nous vous proposons une découverte pas à pas de son autobiographie.



Pour les paroles que Dieu adresse à l'âme, il n'y a aucun moyen de ne pas les entendre. Malgré nous, elles nous forcent à écouter, et obtiennent de notre entendement une attention parfaite à tout ce que Dieu veut lui dire; il ne sert de rien ici de vouloir ou de ne pas vouloir. Par là, le Tout-Puissant nous fait entendre qu'il faut lui obéir, et il nous prouve qu'il est notre véritable Maître. J'ai sur ce sujet une grande expérience; car la crainte d'être trompée m'a fait résister près de deux ans à ces paroles intérieures; et maintenant encore j'essaie de temps en temps de résister, mais sans grand succès…
Selon moi, il peut arriver qu'une personne qui recommande à Dieu de tout son cœur une affaire dont elle est vivement préoccupée, se figure entendre une réponse; par exemple, que sa prière sera ou ne sera pas exaucée. Cela est, en effet, très possible. Toutefois, l'âme qui aura entendu des paroles divines verra clairement ce qu'il en est; car entre elles et les autres, il y a une grande différence. Quand c'est l'entendement qui forme ces paroles, quelque subtilité qu'il y mette, il voit que c'est lui qui les arrange et qui les profère. En un mot, lorsque l'entendement est l'auteur de ces paroles, il agit comme une personne qui ordonne un discours; et quand elles émanent de Dieu, il écoute ce qu'un autre dit…


Il y a encore une autre marque, la plus évidente de toutes: c'est que les paroles qui viennent de l'entendement ne produisent aucun effet, tandis que celles qui viennent de Dieu sont paroles et œuvres tout ensemble…


Il y a tant de moyens de discerner ces deux genres de paroles, qu'il est difficile que l'on s'y trompe souvent; j'ajoute même qu'une âme exercée et prudente en verra très clairement la différence. Sans montrer sous combien de rapports elles diffèrent, je me contenterai de signaler celui-ci. Les paroles qui viennent de nous ne produisent aucun effet, et l'âme ne les admet pas, tandis qu'elle est forcée, malgré elle, d'admettre les paroles divines

Mais Dieu se fait-il entendre, nous écoutons ses paroles comme si elles sortaient de la bouche d'une personne très sainte, très savante, de grande autorité, que nous savons être incapable de mentir; ce qui est même une comparaison trop basse. Ces paroles, en effet, sont parfois accompagnées de tant de majesté, que, sans considérer de qui elles procèdent nous ne saurions ne pas trembler quand elles nous reprennent de nos fautes, et ne pas nous fondre d'amour quand elles nous témoignent de l'amour. De plus, comme je l'ai dit, elles présentent à notre esprit des vérités bien éloignées de la mémoire, et elles expriment si rapidement des pensées si admirables, qu'il nous faudrait beaucoup de temps seulement pour les mettre en ordre: à mon avis, il nous est impossible de ne pas voir alors que de telles paroles ne sont pas notre œuvre…
Quand c'est le démon qui nous parle, non seulement ses paroles ne produisent pas de bons effets, mais elles en produisent de mauvais… Outre que l'âme demeure dans une extrême sécheresse, elle se trouve en proie à je ne sais quelle inquiétude

La douceur et le plaisir que causent ces paroles diffèrent extrêmement de ce que font éprouver celles de Dieu. A l'aide de ce plaisir, l'ennemi pourra tromper les personnes qui n'ont jamais senti les véritables douceurs qui viennent de Dieu…


Lorsqu'une âme ne voit point en elle cette vigueur de la foi, et lorsque la dévotion ou les visions qu'elle a ne contribuent pas à l'augmenter, je dis qu'elle ne doit pas les tenir pour sûres... Je vois, et je sais par expérience, qu'il ne faut se persuader qu'une chose vient de l'esprit de Dieu, qu'autant qu'elle se trouve conforme à l'Écriture sainte...



Quant à moi, j'ai eu beaucoup à souffrir des craintes excessives de certaines personnes, surtout dans la circonstance que je vais rapporter. Plusieurs d'entre elles à qui, pour de bons motifs, j'accordais pleine confiance, s'étaient assemblées à mon occasion...Je crois qu'ils étaient cinq ou six, tous grands serviteurs de Dieu. Mon confesseur me déclara qu'ils prononçaient tous, d'un commun accord, que ce que j'éprouvais venait du démon...
Un jour, sous l'empire de cette affliction, je quittai l'église, et je vins me réfugier dans un oratoire de notre monastère. Je m'étais privée pendant plusieurs jours de la communion et de la solitude, qui étaient toute ma consolation. Je n'avais personne avec qui je pusse communiquer; car tout le monde était contre moi…
Tandis que j'étais dans l'extrême affliction que je viens de dire, et quoique à cette époque je n'eusse point encore eu de visions, ces paroles que j'entendis suffirent seules pour m'enlever toute ma peine, et faire naître en mon âme un calme parfait: « N'aie point de peur, ma fille, car c'est moi; je ne t'abandonnerai point, bannis toute crainte ».


Dans l'état où j'étais, j'aurais cru que, même en employant de longues heures à ramener la paix dans mon âme, nul n'aurait pu y réussir. Et voilà qu'à ces seules paroles, je sentis renaître la sérénité; je retrouvai la force, le courage, l'assurance, la paix, la lumière; en un instant j'avais été si complètement changée, que j'aurais soutenu contre le monde entier que ces paroles venaient de Dieu. Oh! quelle bonté en ce Dieu! quel bon Maître! et qu'il est puissant! Non seulement il donne le conseil, mais encore le remède; ses paroles opèrent ce qu'elles expriment. Comme il fortifie notre foi et augmente notre amour!

Souvent, en pareille occasion, j'aimais à me rappeler cette tempête que Notre Seigneur apaisa soudain en commandant aux vents de laisser la mer tranquille, et je disais: Quel est celui auquel obéissent ainsi toutes les puissances de mon âme, qui en un instant fait briller la lumière au sein d'une obscurité si profonde, qui attendrit un cœur dur comme le rocher, et qui arrose de l'eau rafraîchissante des larmes une terre que devait, ce semble, désoler une longue sécheresse? Quel est celui qui allume ces désirs? Qui me donne ce courage? Car voici les pensées qui s'élevaient alors dans mon âme: De quoi ai-je peur? Qu'est-ce donc? Je veux servir ce Maître; je n'aspire qu'à le contenter; je mets dans l'accomplissement de sa volonté toute ma joie, tout mon repos et tout mon bonheur…




Vous pouvez lire le texte intégral de ce chapitre 25 de sa Vie en cliquant ici



Vous pouvez aussi poster les remarques, réflexions, prières etc... que ce texte suscite en vous, en cliquant sur "commentaires" ci-dessous

Sainte Thérèse Marguerite du Sacré-Coeur


Sainte Thérèse Marguerite du Sacré-Cœur (1747-1770)


Anne Marie Redi est née à Arezzo, en Toscane (Italie). A 17 ans elle entre au Carmel de Florence où elle prend le nom de Thérèse Marguerite du Cœur de Jésus mais souhaite qu’on l’appelle « du Sacré-Cœur », à cause de sa grande dévotion au Sacré-Cœur à l’exemple de Ste Marguerite Marie Alacoque.


Fascinée par Dieu dont St Jean nous dit qu’i l« est amour » (1Jn 4,16) elle comprend que sa vocation sera une vie cachée dans l’amour. Elle se donne dans la simplicité et l’ardeur d’un élan sans retour à son Dieu et à ses sœurs malades qu’elle soigne avec tendresse et oubli de soi jusqu’au bout de ses forces. Elle meurt d’une péritonite à 23 ans.


Le Pape Pie XI la canonise le 19 Mars 1934.


« Elle alimentait le feu de son amour principalement par l’Eucharistie dont elle avait une faim intense et par sa dévotion particulière envers le Sacré-Cœur de Jésus » (Acte de canonisation)


« O mon Dieu, puisque vous m’inspirez d’agir comme vous le feriez en tout, dans toute la mesure du possible, je veux particulièrement Vous imiter par ces vertus qui plaisent tant à Votre Cœur si aimant, c’est-à-dire : l’humilité, la douceur et l’obéissance. » (Résolutions)