mercredi 6 octobre 2010

Chiara Luce Badano


Chiara Luce Badano, une jeune de 19 ans

a été béatifiée à Rome ce 25 Septembre 2010.

Ses parents et des milliers de jeunes en provenance d'Italie et du monde entier sont venus à Rome pour célébrer sa vie et de sainteté. Chiara est née à Sassello, en Italie en 1971. Jeune catholique, elle devint membre du mouvement des Focolari. Frappée par le cancer des os qui lui paralysa les jambes et dont elle mourut en 1990, elle a vécu le message évangélique avec une intensité étonnante.
« Je vous invite à la connaître : sa vie a été brève, mais son message est superbe », a déclaré Benoît XVI.
« Comment une jeune de 17-18 ans peut-elle vivre une telle souffrance, humainement sans espérance, en répandant de l'amour, de la sérénité, de la paix, de la foi ? ». « Il s'agit évidemment d'une grâce de Dieu, mais cette grâce a aussi été préparée et accompagnée d'une collaboration humaine : la collaboration de Chiara elle-même, certainement, mais aussi de ses parents et de ses amis ».

Pour découvrir son sourire et sa vie, voyez ci-dessous:



ou encore cette très belle video en italien:






mardi 5 octobre 2010

Thérèse d'Avila Vie 30, extraits



Thérèse d'Avila Vie, Chapitre 30, extraits
Avec l'Ordre du Carmel qui se prépare au V° centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (d'Avila), nous vous proposons une découverte pas à pas de son autobiographie.

Voyant que je ne pouvais rien ou presque rien contre ces grands transports d'amour, ils devinrent pour moi un sujet de crainte. Le plaisir et la peine qu'ils me faisaient simultanément éprouver étaient pour moi un mystère. Je savais bien que la souffrance du corps est compatible avec la joie de l'esprit; mais une peine spirituelle si excessive unie à un bonheur si ravissant, voilà où ma raison se perdait. Cependant je continuais à faire effort pour résister, mais en vain, et souvent je me sentais épuisée... Je voyais clairement que personne ne me comprenait. Je n'osais néanmoins le dire qu'à mon confesseur; en parler à d'autres eût été déclarer que je n'avais pas d'humilité.

Il plut à Notre Seigneur de remédier en partie à mes peines, et même de les faire cesser pendant quelque temps, en conduisant dans cette ville le béni frère Pierre d'Alcantara… Cette dame veuve dont j'ai parlé, si digne servante de Dieu et mon intime amie (Guiomar de Ulloa), ayant appris l'arrivée de ce grand personnage, désira que je le visse…
Ce fut dans sa maison, et dans quelques églises, que j’eus de nombreux entretiens avec ce religieux…
Ce saint homme m'éclaira sur tout, et me donna une parfaite intelligence de ces visions; il me dit de ne plus craindre, mais de louer Dieu, m'assurant qu'il en était l'auteur
Ce saint homme fut pénétré de la plus vive compassion pour moi. Il me dit qu'une des plus grandes peines dans cet exil était celle que j'avais endurée, c'est-à-dire cette contradiction des gens de bien; il ajouta qu'il me restait encore beaucoup à souffrir, parce que j'avais besoin d'une continuelle assistance, et qu'il n'y avait personne dans cette ville qui me comprît Il me promit de parler à mon confesseur, et à un de ceux qui me causaient le plus de peine…Ce grand serviteur de Dieu accomplit promesse; il parla à tous les deux, et leur montra par de puissantes raisons qu'ils devaient se rassurer, et ne plus m’inquiéter à l'avenir...

Néanmoins, comme Notre Seigneur me conduisait par la voie de la crainte, je ne pouvais ouvrir mon âme ni à une sécurité parfaite quand on me rassurait, ni à une crainte sérieuse quand on me disait que j'étais trompée. Ainsi, que l'on m'inspirât de la crainte ou de la confiance, nul ne pouvait obtenir de moi une foi plus grande que celle que Notre Seigneur mettait dans mon âme...
Il m'arrivait quelquefois, comme il m'arrive encore, mais plus rarement, d'éprouver simultanément de si grandes peines spirituelles et de si accablantes douleurs corporelles, que je ne savais que devenir. D'autres fois, quoique ces souffrances du corps fussent plus cruelles, mon esprit ne souffrant point, je leur faisais face avec beaucoup d'allégresse; mais lorsque j'endurais les deux à la fois, j'éprouvais un véritable martyre.
Toutes les grâces que le Seigneur m'avait faites s'effaçaient alors de ma mémoire; il ne m'en restait, comme d'un songe, qu'un vague souvenir qui ne servait qu'à me tourmenter. Mon esprit était tellement obscurci, que je roulais de doute en doute, de crainte en crainte; il me semblait que je n'avais pas su comprendre ce qui se passait en moi; peut-être étais-je victime d'une illusion; il devait me suffire d'être trompée, sans tromper encore des gens de bien; enfin, je me trouvais si mauvaise, que je m'imaginais être cause par mes péchés de tous les maux et de toutes les hérésies qui désolaient le monde. Ce n'était là qu'une fausse humilité, inventée par l'ennemi pour me troubler et essayer de me jeter dans le désespoir…
On reconnaît à des marques évidentes que cette fausse humilité est l'ouvrage du démon. Elle commence par l'inquiétude et le trouble; puis, tout le temps qu'elle dure, ce n'est que bouleversement intérieur, obscurcissement et affliction de l'esprit, sécheresse, dégoût de l'oraison et de toute bonne œuvre.
Enfin, l'âme se sent comme étouffée, et le corps comme lié, de telle sorte qu'ils sont incapables d'agir.


Quand l'humilité vient de Dieu, l'âme reconnaît, il est vrai, sa misère; elle en gémit, elle se représente vivement sa propre malice, et voit que ces sentiments qu'elle a d'elle-même ne sont que la pure vérité: mais cette vue ne lui cause ni trouble, ni inquiétude, ni ténèbres, ni sécheresse; elle répand au contraire en elle la joie, la paix, la douceur, la lumière…En même temps qu'elle éprouve de la douleur d'avoir offensé Dieu, elle se sent dilatée par le sentiment de ses miséricordes; et si la lumière qu'elle reçoit la confond, elle la porte en même temps à bénir Dieu de l'avoir si longtemps soufferte.

Dans cet état, on ne perd ni la foi ni les autres vertus, puisqu'on croit ce qu'enseigne l'Église; mais la foi est comme amortie et endormie, et les actes qu'on en produit semblent ne partir que du bout des lèvres.
Cherche-t-elle alors dans la prière ou dans la solitude quelque adoucissement, elle n'y rencontre que des angoisses plus cruelles. Elle éprouve au dedans d'elle-même un tourment intolérable, dont la nature lui est inconnue…L'âme sent en soi un feu qui la brûle, mais elle n'en connaît ni l'origine, ni l'auteur, et ne sait ni comment le fuir, ni comment l'éteindre. Veut-elle recourir à la lecture pour se soulager, elle en retire aussi peu de secours que si elle ne savait pas lire.
S'entretenir avec quelqu'un est pire encore, parce que le démon nous rend si colères et de si mauvaise humeur, qu'il n'y a personne qui ne nous devienne insupportable, sans qu'il soit possible de faire autrement. Nous ne croyons pas peu faire en n'éclatant pas… Aller trouver son confesseur n'apporte pas plus de consolation…
En certains jours, une vision, ou, comme je l'ai dit ailleurs (cf. chap. 25), une seule parole de Notre Seigneur telle que celle-ci: « Ne t'afflige point; n'aie point de crainte », faisait naître en mon âme une sérénité parfaite, comme si aucun trouble n'eût précédé… L'âme se purifie dans ces peines comme l'or dans le creuset; elle en sort plus spirituelle, et plus capable de contempler le Seigneur au dedans d'elle-même. Elle trouve alors légères ces peines qui auparavant lui semblaient insupportables, et elle les souhaite de nouveau si Dieu doit en être plus glorifié

Il est encore des jours où, même dans la solitude, je ne puis avoir aucune pensée fixe et arrêtée de Dieu ni d'aucun bien, ni faire oraison; mais je sens que j’en discerne la cause. Je vois clairement que tout le mal vient de l'entendement et de l'imagination; car pour la volonté, elle est droite, me semble-t-il, et il n'est point de bonne œuvre qu'elle ne soit disposée à embrasser. Mais telles sont les divagations de l'esprit, qu'il ressemble à un fou furieux que personne ne peut enchaîner; et il n'est pas en mon pouvoir de le fixer l'espace même d'un Credo... Je comprends alors bien mieux la grandeur de la grâce que Dieu m'accorde, lorsque, tenant ce fou enchaîné, il me met dans une parfaite contemplation; et je pense aussi à ce que diraient de moi ceux qui me croient bonne, s'ils me voyaient dans un tel égarement d'esprit. Je suis émue de la plus vive compassion en voyant l'âme en si mauvaise compagnie, et je désire si ardemment la voir libre, que je ne puis quelquefois m'empêcher de dire à Notre Seigneur: Quand donc mon âme se verra-t-elle enfin occupée tout entière à célébrer vos louanges? Quand toutes ses puissances jouiront-elles de vous? Ne permettez pas, Seigneur, qu'elle soit plus longtemps divisée, et comme déchirée en lambeaux!

Que de fois, à ce sujet, me suis-je souvenue de cette eau vive dont Notre Seigneur parla à la Samaritaine! Que j'aime cet endroit de l'Évangile! Dès ma plus tendre enfance, sans comprendre comme maintenant le prix de ce que je demandais, je suppliais très souvent le divin Maître de me donner de cette eau; et partout où j'étais, j'avais toujours un tableau qui me représentait Notre Seigneur auprès du puits de Jacob, avec ces paroles écrites au bas: Seigneur, donnez-moi de cette eau (Jn 4, 15).

On peut aussi comparer cet amour divin qui transporte, à un grand feu dont l'activité réclame sans cesse une matière nouvelle. L'âme voudrait, à quelque prix que ce fût, mettre continuellement du bois dans ce feu pour l'empêcher de s'éteindre. Pour moi, quand je n'aurais que de petites pailles à y jeter, je serais contente; très souvent, je n'ai point autre chose. Quelquefois j'en ris; mais d'autres fois, je m'en afflige beaucoup. Je me sens intérieurement pressée de servir Dieu en quelque chose, et, ne pouvant faire davantage, je m'occupe à orner de verdure et de fleurs quelques images, à balayer, à parer un oratoire, ou à d'autres petits travaux si bas, que j'en demeure ensuite toute confuse.

Vous pouvez lire le texte intégral de ce chapitre 30 de sa Vie en cliquant ici
Vous pouvez aussi poster les remarques, réflexions, prières etc... que ce texte suscite en vous, en cliquant sur "commentaires" ci-dessous

lundi 4 octobre 2010

Poème: Par la goutte d'eau

Par la goutte d'eau
Par la goutte d’eau
suspendue
au bord du seau
trop plein de miséricorde,
le seau
déborde.

Sans la goutte d’eau
qui déborde
du seau
qui pourrait deviner
la source
de miséricorde ?

Goutte à goutte l’eau
suspendue
au bord du seau
toujours trop plein, déborde
et tombe l’eau
de la miséricorde.

dimanche 3 octobre 2010

Nouvelles journées vertes au Carmel de St Maur


Nouvelles Journées vertes


au Carmel
de Saint-Maur



Entretien forêt, espaces verts et jardin

Les sœurs vous proposent de venir leur donner un coup de main
les samedis 9, 16, 23 Octobre 2010

(en cas de doute à cause de la meteo téléphoner au 03.84.44.29.10)


Merci à tous les volontaires (jeunes, hommes ou femmes) d’apporter :gants, débroussailleuse, tronçonneuse, sécateur et tous outils utiles,
chacun selon ses compétences...



9h : arrivée
12h30 : pique-nique tiré du sac et partage convivial
17h : fin du travail

Pour qu’on puisse organiser au mieux la journée,
merci de vous annoncer à l’avance au 03.84.44.29.10
ou email : carmel.lons.st-maur@wanadoo.fr

Thérèse d'Avila Vie 29, extraits



Thérèse d'Avila Vie, Chapitre 29, extraits

Avec l'Ordre du Carmel qui se prépare au V° centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (d'Avila), nous vous proposons une découverte pas à pas de son autobiographie.


Je me suis bien éloignée de mon sujet: je disais que cette vision de Notre Seigneur ne saurait être l'ouvrage de l'imagination…
Ainsi, il est manifeste que ces visions ne dépendent en rien de notre volonté; le Seigneur veut que notre unique partage soit la confusion, l'humilité, la simplicité à recevoir ce qui nous est donné, et l'action de grâces envers l'auteur de ce don. Il en est ainsi dans toutes les visions indistinctement: nous ne pouvons voir ni plus ni moins que ce qu'il plait à Notre Seigneur de nous découvrir; tous nos efforts, toutes nos industries, sont absolument inutiles. Le divin Maître veut nous montrer clairement que ce n'est pas là notre ouvrage, mais le sien. La manière dont il agit, loin de nous donner de l'orgueil, doit nous pénétrer d'un sentiment d'humilité et de crainte. Car le Seigneur, qui nous empêche de voir ce que nous désirons voir, peut également nous retirer ces hautes faveurs, sa grâce même, et nous abandonner à toute notre misère. Enfin, il veut que la crainte nous accompagne toujours, tant que nous vivons dans cet exil.
Le Sauveur se présentait presque toujours à moi tel qu'il était après sa résurrection... S'il m'apparaissait ainsi, c'était, je le répète, à cause des besoins de mon âme, ou pour la consolation de quelques autres personnes; mais toujours son corps était glorifié.

Que de hontes, d'angoisses, de persécutions et d'alarmes ne m'a pas coûtées l'aveu de ces visions! On était si persuadé que j'étais possédée du démon, que quelques personnes voulaient m'exorciser… Je sentais croître l'ardent amour qu'il avait allumé dans mon âme: j'allais me plaindre à lui des peines qu'on
me causait, et je sortais toujours de l'oraison consolée et avec de nouvelles forces… Je suppliais Dieu avec les plus vives instances de ne pas permettre que je fusse trompée; C'était là ma prière continuelle, et je la lui adressais en répandant beaucoup de larmes…
Peu de temps après, il donna, selon sa promesse, des preuves éclatantes de la vérité de ces visions. Je sentis mon âme embrasée d'un très ardent amour de Dieu; cet amour était évidemment surnaturel, car je ne savais qui l'allumait ainsi en moi, et je n'y avais contribué en rien. Je me voyais mourir du désir de voir Dieu

Mais entre ces mouvements de dévotion et les transports dont je traite, il y a une complète différence. Ici, ce n'est pas nous qui mettons le bois au feu; on dirait que le feu se trouvant allumé, on nous y jette tout à coup afin que sa flamme nous consume. L'âme ne doit point à ses efforts cette blessure qu'elle ressent de l'absence de son Dieu; elle lui est faite par une flèche que de temps en temps on lui enfonce au plus vif des entrailles, et qui lui traverse le cœur, en sorte qu'elle ne sait plus ni ce qu'elle a, ni ce qu'elle veut. Elle connaît bien qu'elle ne veut que Dieu, et que la flèche qui l'a blessée était trempée dans le suc d'une herbe qui la porte à s'abhorrer elle-même, pour l'amour de ce Dieu auquel elle ferait avec joie le sacrifice de sa vie.
Nul langage ne saurait représenter ni exprimer la manière dont Dieu fait de telles blessures, ni cet excès de douleur qui transporte l'âme blessée; mais cette peine est si délicieuse qu'il n'y a point de plaisir dans la vie qui la dépasse. Je le répète, l'âme voudrait se sentir toujours mourante d'un tel mal…

Tandis que j'étais dans cet état, voici une vision dont le Seigneur daigna me favoriser à diverses reprises. J'apercevais près de moi, du côté gauche, un ange sous une forme corporelle… Je voyais dans les mains de cet ange un long dard qui était d'or, et dont la pointe en fer avait à l'extrémité un peu de feu. De temps en temps il le plongeait, me semblait-il, au travers de mon cœur, et l'enfonçait jusqu'aux entrailles; en le retirant, il paraissait me les emporter avec ce dard, et me laissait tout, embrasée d'amour de Dieu.
La douleur de cette blessure était si vive, qu'elle m'arrachait ces gémissements dont je parlais tout à l'heure: mais si excessive était la suavité que me causait cette extrême douleur, que je ne pouvais ni en désirer la fin, ni trouver de bonheur hors de Dieu. Ce n'est pas une souffrance corporelle, mais toute spirituelle, quoique le corps ne laisse pas d'y participer un peu, et même à un haut degré. Il existe alors entre l'âme et Dieu un commerce d'amour ineffablement suave…

Béni soit à jamais Celui qui comble de ses grâces une âme qui répond si mal à de si grands bienfaits!

Vous pouvez lire le texte intégral de ce chapitre 29 de sa Vie en cliquant ici

Vous pouvez aussi poster les remarques, réflexions, prières etc... que ce texte suscite en vous, en cliquant sur "commentaires" ci-dessous.

samedi 2 octobre 2010

Prière universelle 27° dimanche C


Prière universelle 27° dimanche C

Refrain : Seigneur que ta Parole réveille notre foi.

Seigneur, augmente la foi de ton Eglise, qu’avec la force de l’amour elle déracine le matérialisme, l’indifférence et l’incrédulité.

Seigneur augmente la foi des gouvernants, qu’avec ton aide ils déracinent la guerre, la misère et l’intolérance entre les peuples.

Seigneur augmente la foi des pauvres, des chômeurs, des malades, qu’aidés par des frères ils déracinent le mal qui détruit l’homme.

Seigneur augmente en nous la foi, tu es au-milieu de nous comme celui qui sert, qu’en servant comme toi nous libérions en nous et autour de nous la joie.

vendredi 1 octobre 2010

Ste Thérèse de l'Enfant Jésus: la prière


LA PRIERE

Pour moi,
la prière,
c’est un élan du cœur,

un simple regard vers le ciel,
c’est un cri
de reconnaissance et d'amour
au milieu de l’épreuve
comme au sein de la joie.

Enfin c’est quelque chose
d’élevé, de surnaturel
qui dilate l’âme
et l’unit à Dieu .


Ste Thérèse de l'Enfant Jésus

jeudi 30 septembre 2010

Horaire Messe 3 Octobre


Dimanche 3 Octobre

au Carmel de saint-Maur


Eucharistie à 10h30


avec l'Association Marie-Madeleine

Veillée avec Ste Thérèse de l'Enfant Jésus


Veillée avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.
Carmel de Saint Maur

1. A moi, Il a donné sa miséricorde infinie.

Chant : Dans le cœur de l’Eglise je serai l’amour, ainsi je serai tout.

1.Ton amour a grandi avec moi dès mon enfance, c’est un abîme dont je ne puis sonder la profondeur.

2. Il n’est pas de plus grand amour que de donner sa vie et d’offrir sa faiblesse à la puissance de la grâce.
3. L’amour seul m’attire, quelle est douce la voie de l’amour !4. L’amour embrasse tous les temps, il s’abaisse jusqu’au néant et le transforme en feu.

5. L’Eglise n’a qu’un seul cœur, et ce cœur est brûlant d’amour.

6. L’amour ne se paie que par l’amour, aussi te rendrai-je amour pour amour.

7. Je n’ai plus de grands désirs, sinon d’aimer jusqu’à mourir.

A une époque marquée par le Jansénisme, Thérèse a été la « ruse » de l’Esprit-Saint pour découvrir, ou plus exactement, faire découvrir aux chrétiens le Vrai Visage de Dieu. Visage plein de bonté et de tendresse d’un Dieu Père qui veut le bonheur de ses enfants et dont la miséricorde est infinie. Visage que nous n’avons aucune raison de craindre, et qu’il est si doux de contempler au fil des Ecritures … Notre époque ne souffre plus autant du jansénisme, mais elle doit retrouver le visage du Père, et Thérèse nous guide sur ce chemin d’amour filial en nous tenant la main…

Evangile : Luc 10, 21- 22

R/ Dans les humbles, dans les petits tu révèles Seigneur ta grâce. (bis)

1.O Père, à toi la louange! Tu montres aux humbles ton chemin Mais tu le caches aux yeux des sages pour qu'à l'épreuve de la faim, ils cherchent ton visage.

2. O Père, à toi la louange! C'est en toi seul qu'est notre joie
puisque tu nous reçois toujours quand misérables et sans amour nous revenons vers toi.

3. O Père à toi la louange ! Car tu connais notre faiblesse :
comme une mère tu nous portes et chaque instant tu nous caresse de ta miséricorde.

4.O Père à toi la louange ! Car ton amour est infini, Tu veux pour nous la sainteté
Et tu la donnes aux tout-petits en ton Fils Bien-Aimé.

Lettre 191. Je t'assure que le Bon Dieu est bien meilleur que tu le crois dit Thérèse à sa sœur Léonie. Il se contente d'un regard, d'un soupir d'amour... Pour moi je trouve la perfection bien facile à pratiquer, parce que j'ai compris qu'il n'y a qu'à prendre Jésus par le Coeur... Regarde un petit enfant, qui vient de fâcher sa mère en se mettant en colère ou bien en lui désobéissant; s'il se cache dans un coin avec un air boudeur et qu'il crie dans la crainte d'être puni, sa maman ne lui pardonnera certainement pas sa faute, mais s'il vient lui tendre ses petits bras en souriant et disant: Embrasse-moi, je ne recommencerai plus. " Est-ce que sa mère pourra ne pas le presser contre son coeur avec tendresse et oublier ses malices enfantines ?... Cependant elle sait bien que son cher petit recommencera à la prochaine occasion, mais cela ne fait rien, s'il la prend encore par le coeur jamais il ne sera puni...

Psaume 102 : Bénis le Seigneur ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits !

Ecoutons maintenant Thérèse « en bout de course » laissant un ultime message à ses frères et sœurs spirituels, sa confiance inébranlable en la Miséricorde divine :

Manuscrit C puis lettre 247
Oui je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j'irais le coeur brisé de repentir me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l'enfant prodigue qui revient à Lui . Ce n'est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante miséricorde a préservé mon âme du péché mortel que je m'élève à Lui par la confiance et l'amour
" comme moi vous pouvez chanter les miséricordes du Seigneur, elles brillent en vous dans toute leur splendeur... depuis qu'il m'a été donné de comprendre aussi l'amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu'il a chassé de mon cœur toute crainte. Le souvenir de mes fautes m'humilie, me porte à ne jamais m'appuyer sur ma force qui n'est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d'amour.
Comment lorsqu'on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l'Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour?"

Prière silencieuse…

Intercession : Dieu de tendresse, Dieu de pitié, prends pitié de nous.


Tournons-nous vers ce Dieu de miséricorde que Thérèse nous apprend à aimer et, pleins de confiance, présentons-Lui nos demandes:


A tous ceux qui n’ont pas encore rencontré ta miséricorde, Seigneur,
Découvre ton visage de bonté et ton Cœur plein de tendresse, nous t’en prions !

A tous ceux qui sont durs avec leur entourage et avec eux-mêmes,
Découvre les bienfaits de ta douceur, nous t’en prions !

A tous ceux qui refusent de s’approcher de ton Sacrement de Miséricorde,
Découvre la joie du cœur pardonné, nous t’en prions !

A tous ceux qui se refusent à l’Amour, parce qu’ils ont peur de souffrir,
Découvre la joie du don, nous t’en prions !

21. Vocation.


Psaume 22 :
Conduis-nous Seigneur Jésus aux sources de la Vie!
Parole de Dieu : Ph 3, 7- 14


Manuscrit C 35V
" Ma Mère, je crois qu'il est nécessaire que je vous donne encore quelques explications sur le passage du Cant. des cant.: - "Attirez-moi, nous courrons. car ce que j'en ai voulu dire me semble peu compréhensible. "Personne, a dit Jésus, ne peut venir après moi, si mon Père qui m'a envoyé ne l'attire. Ensuite par de sublimes paraboles, et souvent sans même user de ce moyen si familier au peuple, Il nous enseigne qu'il suffit de frapper pour qu'on ouvre, de chercher pour trouver et de tendre humblement la main pour recevoir ce que l'on demande... Il dit encore que tout ce que l'on demande à son Père en son nom Il l'accorde. C'est pour cela sans doute que l'Esprit Saint, avant la naissance de Jésus, dicta cette prière prophétique: Attirez-moi, nous courrons. Qu'est-ce donc de demander d'être Attiré, sinon de s'unir d'une manière intime à l'objet qui captive le cœur? Si le feu et le fer avaient la raison et que ce dernier disait à l'autre: Attire-moi, ne prouverait-il pas qu'il désire s'identifier au feu de manière qu'il le pénètre et l'imbibe de sa brûlante substance et semble ne faire qu'un avec lui. Mère bien-aimée, voici ma prière, je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son amour, de m'unir si étroitement Lui, qu'Il vive et agisse en moi. Je sens que plus le feu de l'amour embrasera mon cœur, plus je dirai: Attirez-moi, plus aussi les âmes qui s'approcheront de moi (pauvre petit débris de fer inutile, si je m'éloignais du brasier divin), plus ces âmes courront avec vitesse à l'odeur des parfums de leur Bien-Aimé, car une âme embrasée d'amour ne peut rester inactive"

Prière pour les vocations :


Elargissons nos prières à toutes les vocations et invoquons l’Esprit-Saint.

Pour le monde entier et tous ses habitants,
Pour ceux et celles qui s’engagent au service de l’homme.

R/ Viens Esprit de Dieu.

Pour ceux et celles qui doutent et qui peinent sur le chemin de la vie,
Pour ceux et celles qui accompagnent et éclairent leurs frères et sœurs sur la route,

Pour notre Eglise catholique et pour le pape Benoît XVI,
Pour notre diocèse de Saint Claude et pour notre Evêque Jean.

Pour nos communautés chrétiennes,
Pour tous les ouvriers que le Père envoie à sa moisson.

Pour ceux et celles qui cherchent leur place dans l’Eglise,
Pour ceux et celles qui essaient chaque jour de répondre à l’appel du Seigneur.

Pour les séminaristes qui se préparent à devenir serviteurs de l’Evangile,
Pour ceux qui vont être ordonnés diacres ou prêtres cette année,
Pour tous les prêtres et diacres de notre diocèse.

Pour ceux et celles qui s’engagent dans la vie religieuse,
Qui vont faire profession solennelle,
Pour tous les religieux, religieuses, consacrés.

Pour les missionnaires originaires de notre diocèse,
Qui à la suite de Pierre-François Néron donnent leur vie pour l’Evangile,
Pour tous les artisans de paix.

Pour tous ceux et celles qui s’engagent dans le mariage chrétien,
Pour toutes les familles.

Pour les personnes qui annoncent la Bonne Nouvelle près des jeunes,
Dans les mouvements, les aumôneries.

Pour tous les catéchumènes, enfants, jeunes et adultes,
Qui se préparent à recevoir le baptême.

Pour les jeunes qui se préparent à la confirmation,
Et pour les nouveaux confirmés.

Pour chacun de nous ici rassemblés,
Pour que l’Amour de Dieu soit proclamé à tous.


Chant
1 Écoute la voix du seigneur Prête l'oreille de ton cœur.
Qui que tu sois Ton Dieu t'appelle, Qui que tu sois, Il est ton Père.

Toi qui aimes la vie, O Toi qui veux le bonheur
Réponds en fidèle ouvrier De sa très douce volonté
Réponds en fidèle ouvrier De l'Évangile et de sa paix

2 Écoute la voix du seigneur Prête l'oreille de ton cœur.
Tu entendras que Dieu fait grâce, Tu entendras l'Esprit d'audace.

3 Écoute la voix du seigneur Prête l'oreille de ton cœur.
Tu entendras Crier les pauvres, Tu entendras Gémir le monde.

4 Écoute la voix du Seigneur Prête l'oreille de ton cœur.
Tu entendras Grandir l'Église, Tu entendras sa paix promise.

5 Écoute la voix du seigneur Prête l'oreille de ton cœur
Tu entendras, Fais-toi violence Qui que tu sois, rejoins ton frère.

Notre Père.
Chant final

Loué sois-tu Seigneur, notre Dieu, notre Père,
toi qui ouvres la main, toi qui donnes l'Esprit:
ce que tu as caché aux sages de la terre
tu veux le révéler dans le cœur des petits.


1. Je sais le prix du temps et l'enjeu de la vie
j'ai compris que l'amour devait être mon tout
J'ai prié, j'ai marché, attirée par le Père
sur les pas de Jésus, mon Maître et mon Sauveur.

2. Je n'avais près de moi ni guide ni lumière
hormis celle de Dieu qui brûlait dans mon cœur.
j'ai senti pour toujours, quand mon Dieu m'a guérie
que son règne de paix est au-dedans de nous

3. IL enseigne en secret et sans bruit de paroles
il me fait désirer tout ce qu'il veut pour moi.
Comme la fleur des champs je trouve en ma corolle
la rosée du matin: son amour et sa joie.

lundi 27 septembre 2010

Prière universelle Fête de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus


Prière universelle Fête de Ste Thérèse de l’Enfant Jésus


Refrain : Fais-nous vivre de ta vie Seigneur vivre d’amour.

Prions pour que l’Eglise soit dans le monde un vivant témoin de la puissance de la miséricorde divine et avec Sainte Thérèse redisons: Dans le cœur de l’Eglise, ma Mère, je serai l’amour.

Prions pour que les responsables politiques œuvrent dans le respect absolu de la vie humaine et disons avec Sainte Thérèse : Tu le sais, ô mon Dieu ! pour t’aimer sur la terre je n’ai rien qu’aujourd’hui.

Prions pour que tous ceux qui vivent leurs derniers moments trouvent dans la vraie pauvreté une confiance absolue en l’amour de Dieu, et comme Sainte Thérèse, disons au Père : Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides.

Prions pour que chacun des membres de notre assemblée avance sur le chemin du vrai amour et disons avec Sainte Thérèse : Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même.

samedi 25 septembre 2010

Prière universelle 26° dimanche C


Prière universelle 26° dimanche C

Refrain : Entend le cri des pauvres monter vers toi Seigneur.

- Prions pour l’Eglise qui de siècles en siècles transmet au monde la Parole de Vie et qui la garde toujours vivante malgré son péché. Qu’elle se ressource toujours à la lumière de l’Evangile afin que le monde croie en Celui qui l’envoie.

- Prions pour les chefs d’Etat qui ont la lourde responsabilité de conduire leur peuple dans la paix. Que la parole des pauvres ait pour eux le même poids que celle des riches, afin que tous soient reconnus et aimés dans nos sociétés.

- Prions pour les personnes qui vivent en marge de la société : SDF, mendiants, marginaux, drogués, et que nous côtoyons souvent avec maladresse. Nous ne savons pas Seigneur comment les aider, mais aide-nous à les regarder comme des frères et des sujets privilégiés de ton amour.

- Prions pour nous-mêmes, riches ou pauvres, heureux ou tristes, fervents ou découragés, formant ensemble le Corps du Christ. Garde-nous unis et solidaires les uns des autres pour que portant les soucis les uns des autres, nous témoignions de ta tendresse pour tous les hommes.

jeudi 23 septembre 2010

Neuvaine Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus


Neuvaine à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus

Prière :

Dieu de toute bonté, toi qui n’es que miséricorde pour chacun de tes enfants, je veux te remercier pour toutes les grâces que tu as prodiguées à ta servante Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus de la Sainte Face, pendant les 24 années qu’elle a passées sur cette terre. Comme elle et avec elle je veux aussi m’offrir à toi pour que ton Règne d’amour et de paix vienne aujourd’hui dans notre monde.

(On peut reprendre son Acte d’offrande, ci-dessous)

Par les mérites de Sainte Thérèse qui a promis de passer son ciel à faire du bien sur la terre et à son intercession accorde moi la grâce qu'ardemment je désire (…...) si elle est conforme à ta sainte volonté et pour le bien de mon âme.

" Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen "

" Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, prie pour nous".

Acte d’offrande à l’amour miséricordieux

" O mon Dieu ! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et [en] délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu d’être vous-même ma Sainteté.

Puisque vous m’avez aimée jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu’à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d’Amour. Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d’Amour et ceux des Saints Anges ; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité ! L’Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon Époux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle, nous a dit : « Tout ce que vous demanderez à mon Père, en mon nom, il vous le donnera ! » (Jn.16,23) Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs ; je le sais, ô mon Dieu ! (plus vous voulez donner, plus vous faites désirer). Je sens en mon cœur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah ! je ne puis recevoir la Sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n’êtes-vous pas Tout-Puissant ?… Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie. Je voudrais vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse je tombe quelquefois qu’aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même. "
Je vous remercie, ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m’avez accordées, en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix ; puisque vous [avez] daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j’espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion …Après l’exil de la terre, j’espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement.

Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d’autre Trône et d’autre Couronne que Vous, ô mon Bien-aimé !……
A vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous…

" Afin de vivre dans un acte de parfait Amour Je m’offre comme victime d’holocauste à votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu !…
Que ce martyre après m’avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour…
Je veux, ô mon Bien-aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois, jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel !… "

Ste Thérèse de l’Enfant Jésus

mercredi 22 septembre 2010

Devant Dieu pour tous, prix humanisme chrétien 2010


Devant Dieu pour tous —
Vie et message d'Edith Stein
par le Père Didier Marie Golay, carme
Un livre incontournable pour qui veut connaître Edith Stein (Sainte Thérèse Bénédicte de la Croix, carmélite, déportée à Auschwitz où elle mourut gazée le 9 Août 1942)

Jean-Didier LECAILLON, président de l'Académie d'Education et d'Etudes Sociales, 5AES)
Dominique DUCRET, président de l'Association d'Educations et d'Entre-aide Sociales (AEES)
Eric de CLERMONT-TONNERRE et Nicolas-Jean SED, directeurs des éditions du Cerf
vous annoncent que

le PRIX "HUMANISME CHRETIEN 2010"
sera remis à
Didier-Marie GOLAY, pour son livre "DEVANT DIEU POUR TOUS, message et vie d'Edith Stein
"
Vendredi 15 octobre 2010 à 11 h 30 aux Editions du Cerf, 29 boulevard La Tour-Maubourg à Paris

Horaire Messe 26 Septembre


Dimanche 26 Septembre

au Carmel de Saint-Maur

Eucharistie à 10h30

avec l'OCDS ( Ordre séculier du Carmel)

présidée par le Père Robert Arcas,Carme

mardi 21 septembre 2010

Thérèse d'Avila, Vie 28, extraits


Thérèse d'Avila Vie, Chapitre 28, extraits


Avec l'Ordre du Carmel qui se prépare au V° centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus (d'Avila), nous vous proposons une découverte pas à pas de son autobiographie


Je reviens à mon sujet. Cette vision, qui me faisait sentir Notre Seigneur à côté de moi, fut presque continuelle durant quelques jours. J'en retirais un très grand profit; je ne sortais pas d'oraison, et je tâchais dans toutes mes actions de ne pas déplaire à Celui que je voyais clairement en être témoin. A la vérité, je craignais de temps en temps d'être trompée, à cause de tout ce qu'on me disait; mais cette crainte ne durait guère, parce que Notre Seigneur me rassurait…
Le jour de la fête de saint Paul, pendant la messe, Jésus-Christ daigna m'apparaître dans toute sa très sainte humanité, tel qu'on le peint ressuscité, avec une beauté et une majesté ineffables
Je n'ai jamais vu des yeux du corps ni cette vision, quoique imaginaire, ni aucune autre, mais seulement des yeux de l'âme…
quand bien même je me serais efforcée durant des années entières de me figurer une telle beauté, jamais je n'aurais pu en venir à bout, tant sa seule blancheur et son éclat surpassent tout ce que l'on peut imaginer ici-bas. C'est un éclat qui n'éblouit point; c'est une blancheur suave; c'est une splendeur infuse qui cause à la vue un indicible plaisir, sans ombre de fatigue; c'est une clarté qui rend l'âme capable de voir cette beauté si divine; c'est une lumière infiniment différente de celle d'ici-bas, et auprès d'elle les rayons du soleil perdent tellement leur lustre, qu'on voudrait ne plus ouvrir les yeux.

Il y a la même différence entre ces deux lumières qu'entre une eau très limpide, qui coulerait sur le cristal et dans laquelle se réfléchirait le soleil, et une eau très trouble qui, par un ciel tout à fait sombre, coulerait sur la surface de la terre…Cette lumière est comme un jour sans nuit, toujours lumineux, sans que rien soit capable de l'obscurcir. Enfin, elle est telle que l'esprit le plus pénétrant, même après les efforts d'une longue vie, ne pourrait jamais s'en former une idée. Dieu la montre si soudainement, que, si pour la voir il fallait seulement ouvrir les yeux, on n'en aurait pas le loisir. Mais il n'importe qu'ils soient ouverts ou fermés. Quand Notre Seigneur le veut, malgré nous cette lumière se voit; et il n'y a ni distraction, ni résistance, ni industrie, ni soin, qui l'empêchent d'arriver jusqu'à nous….

Je n'ai pas voulu faire une comparaison, car les comparaisons ne sont jamais justes en tout; c'est une vérité certaine, qu'il y a autant de différence entre cette image et les portraits faits de main d'homme, qu'entre une personne vivante et ses traits peints sur la toile, ni plus ni moins. En effet, si ce qui se présente à l'âme est une image, c'est une image vivante; ce n'est pas un homme mort, mais Jésus-Christ vivant qui se fait reconnaître comme Dieu et homme tout ensemble, non comme il était dans le sépulcre mais tel qu'il en sortit le jour de la Résurrection.


Quelquefois il se montre avec une si grande majesté, qu'il est impossible de douter que ce ne soit le Seigneur lui-même. Le plus souvent, cela arrive de la sorte après la communion, moment où d'ailleurs la foi nous assure qu’il est présent. Il se montre tellement maître de l’âme, qu'elle en est comme anéantie, et se sent consumer tout entière en son Dieu.

O mon Jésus! qui pourrait faire comprendre cette majesté avec laquelle vous vous montrez, et combien vous apparaissez alors Seigneur de la terre et des cieux, et même de mille autres mondes, de mondes et de cieux sans nombre, que vous pourriez créer!..
L'âme, après cette vision, se voit, changée; elle est toujours dans l'ivresse; elle sent un nouvel amour de Dieu…
Mais l'imagination ne pourrait-elle pas se représenter ainsi la personne de Notre Seigneur? Non, cela est de toute impossibilité. Car la seule beauté et la seule blancheur d'une des mains de Jésus-Christ surpassent infiniment tout ce que nous saurions nous figurer. Et puis, comment pourrions-nous nous représenter en un instant des choses qui jamais n'ont été dans notre pensée, et que l'imagination, après de longs efforts, ne pourrait même concevoir, tant elles sont élevées au-dessus de tout ce que nous pouvons comprendre ici-bas? Cela n'est assurément pas possible. Admettons cependant que l'imagination puisse, jusqu'à un certain point, se représenter Notre Seigneur. Outre que cela ne produirait aucun de ces grands effets dont j'ai parlé, l'âme ne ferait qu'y perdre…L'âme en demeurerait affaiblie; au lieu de nourriture et de forces, elle n'y trouverait que lassitude et dégoût: tandis que la vraie vision lui apporte à la fois d'inexprimables richesses spirituelles, et un admirable renouvellement des forces du corps...
tous ceux qui me connaissaient voyaient manifestement que j'étais changée; mon confesseur l'attestait; ce changement si sensible en toutes choses, loin d'être caché, était d'une clarté frappante pour tout le monde. Pour moi qui jusque-là avais été si imparfaite, il m'était impossible de croire que si ces effets venaient du démon, il se servit, pour me tromper et me conduire en enfer, d'un moyen aussi contraire à ses intérêts que serait celui de déraciner mes vices, et de me donner en échange des vertus et du courage; car je voyais clairement qu'une seule de ces visions suffisait pour m'enrichir de tous ces biens.

Vous pouvez lire le texte intégral de ce chapitre 28 de sa Vie en cliquant ici
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