Carmel de Saint-Maur - Père Maurice Boisson
Malachie 3,1-4 ; Psaume 23 ; Luc 2,22-40
« Il
n’y a rien de plus jeune qu’une vieille chanson ! »
Il
n’y a rien de plus jeune et de plus actuel que cette scène d’Evangile. Le vieux
Syméon, l’Espérance en personne, accueillant l’avenir. Anne, 84 ans, la
priante - elle évangélise avant le mot en parlant de l’enfant autour
d’elle.
Joseph
et Marie, étonnés, ne disant rien, rentrant à leur maison, à leur quotidien
ordinaire, discret, guidé par la confiance.
Rien
de plus jeune et de plus actuel que cet enfant dans les bras du vieux
Syméon - la lumière, la réalisation de la promesse.
Comment
ne pas laisser éclairer cette fête d’aujourd’hui ( l’offrande du Christ
entraînant l’offrande des personnes consacrées ) par la jeunesse et l’actualité
de cet Evangile, qui donne un relief particulier à la lettre du Pape François
aux personnes consacrées.
Syméon,
c’est le veilleur bien enraciné au cœur même de l’attente de son peuple. Il
discerne l’espérance, la Promesse, qui sont en train de se réaliser, de prendre
corps - pas dans le grandiose ni dans l’extraordinaire, mais dans la fragilité,
l’humilité et l’énergie de vie d’un enfant.







