Homélie 5e Dimanche de Pâques
Carmel de Saint-Maur – P. Maurice Boisson
Textes: Ac 14, 21b-27; Ps 144; Ap 21, 1-5ª; Jn 13,
31-33a.34-35
A quel signe reconnaît-on
les chrétiens ?
Au cours de l’histoire,
on leur a donné bien des appellations pour les distinguer : à
l’origine : « les frères ». A Antioche pour la 1re
fois, on les appelle « ceux du Christ », les chrétiens…Plus proche de nous, il y avait les « Tala », ceux qui vont-à la messe… il y a les cathos d’aujourd’hui… » : ceux qui vont à l’église. On nous distingue surtout par la pratique, la pratique de la messe…
Nous venons d’entendre dans l’Évangile de ce dimanche un autre signe distinctif de ceux qui se réclament du Christ, un signe donné par Jésus lui-même. « A ceci : tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à ceci : si vous avez de l’amour les uns pour les autres : voilà à quoi nous devrions être reconnus. Est-ce que aujourd’hui, c’est bien notre signe distinctif ? notre signe d’appartenance au Christ que de nous aimer les uns les autres, et bien sûr, ça va ensemble, d’aimer les autres ? Ce signe distinctif est toujours là, dans la façon dont les autres peuvent nous regarder- on n’est peut-être pas bien meilleurs, mais pas non plus pires. C’est pas toujours juste d’ailleurs, « ils vont à la messe, ils sont pas capables de s’entendre, ils se bouffent le nez, etc. » C’est bien parce qu’on attend des chrétiens ce signe de la charité.






