P JM Bouhans
Jésus dans l’évangile parle de la Loi et des prophètes
pour dire qu’il n’est pas venu pour les abolir. Il y aurait donc pour lui
quelque chose d’intangible du côté de la Loi et des prophètes ? Est-ce le fruit
de l’expérience d’Israël ? Sans doute pas puisqu’au cœur du dispositif des lois
en Israël, il y a le code de l’alliance, les dix paroles du Sinaï – la première
lecture de dimanche dernier. C’est une loi pour les nomades, les premières
générations du peuple de Dieu. Puis vient une seconde Loi, quand le peuple
s’est installé, - le Deutéronome, la deuxième Loi, nous avons entendu ce mot
dans l’énoncé de la première lecture d’aujourd’hui. –. Il y a donc déjà deux
Lois et on se trouve dans un système qui évolue qui s’adapte à ce que vit le
peuple, quand le peuple est davantage installé, sédentarisé. On se trouve
davantage dans l’époque des prophètes. Evidemment on dit que cette Loi vient de
Moïse : une manière de dire qu’elle est importante.


