P JM Bouhans

L’évangile nous emmène du côté des vendanges. Un
propriétaire embauche des ouvriers…. Tôt le matin, il négocie le salaire avec
un premier groupe : ils se mettent d’accord sur un denier. Dans la matinée,
avec d’autres, il promet de payer ce qui est juste. A midi, dans l’après-midi
et plus tard encore, il y a seulement envoi à la vigne. C’est au moment de de
payer les indemnités de la journée que va venir le problème : ceux qui ont
travaillé une heure reçoivent ce qui a été décidé pour les premiers. Cela fait
naitre un immense espoir chez les embauchés du matin. Ils ont travaillés douze
fois plus qu’eux et ils vont recevoir le même salaire. D’où leur
récriminations, et une demande d’explication au propriétaire.
Cette parabole nous fait saisir toute la distance entre
la justice légale et la justice divine. Dieu ne se limite pas aux exigences de
la justice légale. Le maitre va à la recherche de ceux que la société laisse à
la marge. Rien n’est plus exigeant que la gratuité de l’amour. Notre société
valorise compétitivité et productivité. La Parole de Dieu nous propose d’autres
critères : une forme alternative pour vivre nos relations dans le service
désintéressé, une justice qui trouve son appui dans la bonté et la générosité,
un travail qui cherche par-dessus tout le bien des personnes. ?
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