Un nouvel évêque catholique vient d’être ordonné en Chine. Choisi par les autorités communistes, son nom a été approuvé par le Vatican. Cela n’était pas arrivé depuis trois ans.
Mais dans le Zhejiang (sud-est), province qui connaît la plus forte concentration chrétienne dans le pays, majoritairement protestante, les chrétiens sont confrontés à une campagne intensive de démolition des croix. Cela n’inquiète pourtant pas Robert Weller, professeur d’anthropologie à l’université de Boston, qui a étudié les religions et les mouvements de résistance au pouvoir en Chine. Selon ce dernier, le gouvernement central a dit qu’il fallait changer la politique religieuse, mais sans préciser. Certaines localités se sont montrées très strictes comme au Zhejiang. « Mais le gouvernement central n’est pas sur cette ligne pour l’instant. » explique le professeur Weller. Et la consécration d’un évêque est décidée au niveau national. Cela concerne donc les relations avec le Saint-Siège, «très importantes pour Pékin» souligne le professeur.
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