31 Janvier 2017, quelques pistes de réflexion
P Jean Marie Bouhans
Les chrétiens du premier siècle sont menacés par le
déshonneur social : Jésus pour sa part déshonoré socialement par le supplice de
la croix, a méprisé la honte; il a enduré l’hostilité de la part des pécheurs….
Et le prédicateur met toute une teinte sportive à la lutte à cette lutte du
chrétien : les sportifs se débarrassent de leur vêtements, de tout ce qui les
alourdit… comme les baptisés déposent leurs vêtements de pêcheurs pour
descendre dans l’eau du baptême.
Dans l’évangile, un récit en sandwich ; Jaïre réclame
pour sa fille « à la dernière extrémité » En route, Jésus est retardé par une
femme malade. Et on revient au récit initial : la fille de Jaïre est déjà
morte. Mais que de connexions entre les deux récits. Jaïre réclame pour sa
fille « pour qu’elle soit sauvé et qu’elle vive ». La femme n’a qu’un but :
toucher la frange du manteau de Jésus pour « être sauvée ». La vie s’en va de chez
cette femme malade depuis 12 ans, et c’en est fini de la vie de cette jeune
fille de 12 ans. La malade ne peut plus donner la vie à cause de sa maladie et
l’autre ne pourra pas la donner. La femme malade a l’audace du geste mais aussi
l’audace de se faire connaitre devant la foule. « Ose, n’aie pas peur » semble
lui dire Jésus. Dans le chapitre précédent, Jésus disait à ses disciples : «
pourquoi avez-vous si peur ? Vous n’avez pas encore de foi ? ». Et pour la
fille de Jaïre, Jésus n’est pas seul à redonner vie : « Il leur dit de la faire
manger ». Les amis de Jaïre pensaient : « à quoi bon déranger le maître ? ».
Autrement dit : « certes, il peut guérir mais contre la mort, il ne peut rien
». Alors rebondit le texte. Non seulement Jésus guérit mais il est maitre de la
vie
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