Quelques réflexions - 29 Août 2017
Carmel de Saint-Maur - Père JM Bouhans

Paul s’est sans doute trouvé en opposition à d’autres
prédicateurs et il a dû s’expliquer sur des erreurs et des égarements, lutter
contre l’idolâtrie – et dans la Bible l’idolâtrie est souvent regardé comme
impureté car il s’agit d’une mauvaise fréquentation -, refuser corruptions,
tromperies et mensonges. Cette recherche de la vérité plait à Dieu et pas
forcément aux hommes. Le missionnaire recherche l’intérêt de Dieu. Le
missionnaire ne peut se satisfaire du clinquant, ne chercher ce qui
l’intéresse, lui va bien, lui donne gloire et reconnaissance, ce qui le fait
briller devant les hommes…
La mission a moins besoin de chefs que de personnes
pleines de douceur, attentives aux personnes, maternelles – qui peut-dire
encore que Paul était misogyne ? -. Les missionnaires ne cherchent pas le
martyre : il donne leur temps et s’engagent totalement.
Dans l’évangile, fait surprenant : une tête, un corps,
une vie est donnée sur un plat. Ce détail est-il sans importance ? N’est ce pas
un simulacre d’alliance ? La tête du prophète réduit au silence circule sur un
plat et scelle une alliance perverse entre les personnages impliqués à des
titres divers dans la fête d’anniversaire d’Hérode. Hérode, bien que roi, ne
décide rien mais se laisse mener.
A l’autre bout de l’évangile, Judas qui a négocié la mort
de Jésus cherche lui aussi un moment « favorable » - c’est le même adjectif -
pour livrer Jésus. Mais c’est librement, dans une totale liberté que Jésus dans
son dernier repas offre son corps et son sang, propose une alliance nouvelle et
éternelle avec toute personne qui s’implique dans son eucharistie.
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