Quelques réflexions - 9 Juin
Carmel de Saint-Maur- Père J JM Bouhans
Cette lecture d’Isaïe commence avec un rappel de la
promesse à Abraham et se poursuit par une explosion de joie qui rappelle le
cantique d’Anne, la maman de Samuel et annonce celui de Marie, la maman de
Jésus.
Au temps de Jésus tout adulte juif qui habitait à moins
d’un jour de marche de Jérusalem, montait à Jérusalem pour les trois grandes
fêtes juives. S’il habitait au-delà d’un jour de marche, il y allait
généralement une seule fois dans l’année, et ceux de la diaspora au moins une
fois dans la vie. Il y a donc dans la famille de Jésus un respect de la Loi. Au
temps de Jésus, un garçon est majeur à 13 ans plus un jour (par contre les
filles sont majeures à 12 ans). Jésus qui n’est pas encore un adulte mais il a
déjà la sagesse d’un adulte. C’est un adulte installé au milieu des collègues
qui le traitent en égal et donc reconnaissent sa sagesse. Et si on ajoute le v.
52 (qui resterait isolé)
: « Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille
et en grâce, devant Dieu et devant les hommes »,.on a un texte grec de 170 mots
et « au milieu » se trouve au milieu du texte, à la 85° place. Là est bien le
point fort, le centre de gravité du texte : Jésus est venu pour être là au
milieu et enseigner. Mais de plus, toute la manière d’écrire de Luc en dit long
: au début du texte, les parents sont les sujets des principaux verbes : ils «
se rendent à Jérusalem, montent en pèlerinage, s’en retournent, font une
journée de marche, … mais dans toute cette activité de ses parents, Jésus prend
de plus en plus d’importance et d’initiatives : il reste à Jérusalem, il écoute
et pose des questions, répond à sa mère, revient avec eux, leur est soumis.
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