Quelques réflexions- 12 Novembre
Carmel de Saint-Maur - Père JM Bouhans
La
lecture d’aujourd’hui nous replace devant le drame de l’humanité et du mal dans
le monde. Une première phrase lumineuse : « Dieu a créé l’homme pour
l’incorruptibilité, il a fait de lui une image de sa propre identité », et
une autre plus sombre, plus dramatique : « par jalousie du diable, la
mort est entrée dans le monde; ils en font l’expérience ceux qui prenne parti
pour lui ».
Mais
le projet de Dieu continue : les âmes des justes sont dans la main de Dieu.
Pour ses amis, grâce et bonheur. L’auteur vit une situation de persécution et
tente une relecture de la situation. La vie de l’homme et sa mort ne sont pas
un châtiment mais la rencontre avec le Seigneur. « Au temps de sa visite, les justes resplendiront ». On voit ici l’effort de
l’auteur du livre de la sagesse pour correspondre à la culture grecque :
l’auteur ne parle pas de résurrection ce qui attirerait les moqueries des
penseurs grecs. Mais il parle de la visite de Dieu comme quelque chose de
positif, et qui remet debout.
Dans
la parabole de l’évangile, Jésus propose un renversement de situation bien
fréquent dans les paraboles : Le retour du travail pourrait n’être pas
pour le serviteur une double journée qui se poursuit. Le maitre créerait alors
la surprise et inviterait ses serviteurs à se mettre à table. Le maitre est-il
reconnaissant de ce que font les serviteurs ?
Sur
la fin de la parabole, Jésus fait repasser les serviteurs à leur position de
serviteurs, de simples serviteurs heureux d’avoir exécuté les ordres, exécuté
tout ce qui a été ordonné, d’avoir fait ce qu’il fallait faire. Jésus est en
train de parler aux Apôtres : par cette parabole, ils comprennent mieux
leur position dans la communauté chrétienne avec à la fois la charge de mener
la communauté et d’être au service. Maitre et serviteur, un double service dont
Jésus a montré l’exemple. A chacun là où il vit de savoir vivre ce que propose
Jésus et que Saint Bernard exprimait de cette manière : « l’amour vrai ne
reste jamais sans récompense mais de récompense, il n’en attend jamais ! ». Une
phrase à garder pour aujourd’hui et pour en vivre.
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